Nous avons pris de l'eau de la source et nous l'avons analysée par colorimétrie.
Solutions :

Eau ferrugineuse de la source de Farreroles
Solution de sel de Mohr
Solution d’acide sulfurique
Solution de thiocyanate de potassium
Verrerie :

Burettes graduées
Fioles jaugées de 100ml
Pipettes jaugée et graduée de 10 ml Tubes à essai
Becher

            Notre objectif est de déterminer la concentration en fer dans l’eau ferrugineuse en la comparant à plusieurs solutions dont les concentrations en fer (sel de Mohr) sont connues. Nous préparons plusieurs tubes témoins pour comparer avec l'échantillon d'eau ferrugineuse. Pour affiner les résultats, nous mesurons au spectrophotomètre l'absorbance des tubes témoins et de l'échantillon.

            Tout d'abord, nous remplissons dix tubes témoins avec la solution de sel de Mohr. Le premier avec 1mL de solution de sel de Mohr, le deuxième 2 mL ainsi de suite jusqu'au dernier avec 10 mL...
Ensuite, nous complètons chaque tube à 10 mL en ajoutant de l'eau (9 mL dans le premier, 8mL dans le deuxième etc...)
            Puis nous rajoutons 1 mLd'acide sulfurique dans chaque flacon et 1 mL d'eau oxygénée (solution de peroxyde d'hydrogène) pour oxyder les ions fer II présents en ions fer III qui vont donner un complexe coloré rouge orangé avec la solution de thiocyanate de potassium.

 

            C'est la dernière étape : nous ajoutons 1mL de thiocyanate de potassium donnant la teinte orangé attendue.

            Le tube à analyser contenant 10 mL d'eau de la font de Farreroles est traité de manière identique : ajout de 1mL d'acide sulfurique, de 1mL d'eau oxygénée et de 1mL de solution de thiocyanate de potassium.

            A l'oeil, nous observons que la teinte prise par le tube à analyser est intermédiaire entre celle des témoins n°4 et 5 ainsi que le montre l'image ci-contre. Le témoin 4 est à gauche, le tube contenant l'eau de Farreroles au centre et le témoin 5 à droite.
Le spectrophotomètre nous permet de vérifier que le tube à analyser a une absorbance comprise entre celle des étalons 4 et 5.
            L'image représente les dix cuves remplies par les solutions étalons et l'eau ferrugineuse à analyser à l'extrême droite. Pour chacune des cuves, on mesure l'absorbance pour une longueur d'onde de 450 nm correspondant au maximum de l'absorbance.
   

         En conclusion, après de longs calculs que nous n'exposerons pas, nous avons trouvé que l'eau de Farreroles une teneur en fer de 3 mg par Litre. Un laboratoire d'analyse professionnel a accepté d'analyser cette eau et nous expose les résultats suivants:

Client: Ecosistemes S.A.

Lieu, jour et heure de récolte:

Llorts le 12/09/00 à 7h35

Jour et heure d'arrivée au laboratoire:

Le 12/09/00 a 8h00

  Zone et point de récolte:

La fontaine est située a 50 mètres du parking
du pont des Mines sur le chemin en direction d'Arans .

Observation de l'échantillon:

Dépôts importants de fer au niveau de la roche.

Paramètres Méthode Valeur Unité Observations
Fer Méthode photométrique 9.96 mg/l Fe


        L'analyse par le laboratoire national (Servei d'Aïgues Potables) a donné les résultats suivants :

Organisme : Laboratori d'aigües potables
Lieu de la récolte : Llorts, Font de Farreroles
Jour d'arrivée au laboratoire : Le 12/02/01

Paramètres Unité Résultats C.M.A. Technique
Fer mg/l Fe 8mg/l 0.2 Colorimétrie

        La concentration maximum autorisée est de 0,2mg/L or celle de l'échantillon lui est 40 fois supérieure. L'eau n'est donc pas potable.

         Nous pouvons ajouter que la différence entre la valeur trouvée et les valeurs indiquées par les deux laboratoires peut s'expliquer :
-par la différence entre des dates de prélévement : fin de l'été pour Ecosistemes (basses eaux), novembre pour notre expérience (période d'automne pluvieuse), février pour le Servei d'Aigües Potables (basses eaux, les précipitations se font sous forme de neige).
-l'expérience réalisée a été conduite au cours d'une séance d'informatique (ce qui n'est pas la situation idéale pour expérimenter), plusieurs jours après le prélévement (il n'y a qu'une séance d'option informatique/semaine). Ce sont des causes d'erreurs inévitables.


L'oiseau de feu :
      Le gypaète, magnifique rapace, se reconnaît aisément à la couleur orangée des plumes de son ventre. C'est en se baignant dans les sources (ou les boues) ferrugineuses que l'oiseau se farde ainsi.
      Dans les Pyrénées Catalanes, on appelle cet oiseau "trencalos" car pour se nourrir il brise les os des cadavres qu'il trouve afin d'en sucer la moëlle.
       C'est le condor des Pyrénées.
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