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es forges utilisaient l'énergie
hydraulique et étaient installées près des rivières, situées
donc très loin des mines de fer, et on était obligé de
descendre le minerai à dos d'âne. On employait du charbon de
bois pour la réduction du minerai. Celui-ci était traité par
le procédé dit de la forge catalane , très généralisé en Catalogne, et ailleurs
avant la diffusion des hauts-fourneaux industriels. Le métal
en fusion était malaxé par un puissant martinet, qui pouvait
atteindre un poids de 500 kg, mis en action par l'énergie
hydraulique. Le fer, qu'on obtenait presque pur de scories,
sortait de la forge en forme de barres. La production s'adressait
essentiellement aux vallées.
endant la première moitié du XIXe siècle,
les forges andorranes fonctionnèrent normalement, mais leur
rendement devenait de moins en moins intéressant. L'exploitation
de la mine située à 2700m ne pouvait se faire que durant les
mois d'été et le transport du minerai vers les forges situées
1000m plus bas augmentait le coût de l'exploitation.
our ces raisons, l'exploitation
difficile et coûteuse fut peu à peu abandonnée. Les forges de
Les Escaldes furent emportés en 1837 par un débordement de la
rivière Madriu et ne furent pas reconstruites. Celle d'El Serrat
fut également détruite par une inondation, trois ou quatre ans
après. L'eau qui avait fait vivre les forges les a finalement détruites.
e coup de grâce fut porté par la révolution
industrielle de la fin du XIX ème siècle. Le principal
concurrent de la métallurgie du pays de Foix fut le centre de
Decazeville (Aveyron) qui était davantage industrialisé et
avait en même temps que le fer de la houille sur place. Prospère
dès 1826, il subira plus tard la concurrence de régions encore
plus industrialisées de l'Est et du Nord de la France.
ujourd'hui, l'Andorre se penche sur son
passé et, consciente de la valeur de son patrimoine industriel-même
modeste-, remet en état la "farga Rossell" située
entre La Massana et Ordino .
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