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Fait par: Laurie, Norma, Tatiana, Silvia. |
I ) QUI EST JAMES ERSKINE MURRAY ?
Pour effectuer cette recherche nous avons utilisé une seule source,
à savoir l'introduction du livre de James Murray écrite par J.Darrau. En effet,
nous avons eu beaucoup de difficultés à trouver de la documentation sur cette
auteur, ce qui nous laisse penser que "notre personnage" est bien peu
connu.
1º) Naissance et origines:
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James Murray est né le 4 mai 1810 en Ecosse. Il vit dans le
Peebleshire, région située au sud d'Edimbourg.
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Edimbourg est la deuxième plus grande ville d'Ecosse après la cité
industrialisée de Glasgow. C’est l'un des centres touristiques les plus
fréquentés d'Ecosse. Edimbourg fut l'une des premières régions
industrialisées. |
Sa famille acquiert ses titres de Noblesse au début du XVIIe
siècle. James Murray est mort le 17 février à l'embouchure de la rivière Kouti
à Bornéo. Il fut tué par des indigènes lors d'une escarmouche sur son bateau.

2º) Etudes et profession:
Murray fait des études de droit; il sera admis au barreau
d'Edimbourg à l'âge de 22 ans.
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Un an plus tard, il partira en direction des Pyrénées, après avoir laissé sa famille derrière lui. |
3º) Voyage dans les Pyrénées:
Quelles sont donc les raisons qui ont poussé ce
jeune Ecossais à partir?
a- Motivations invoquées par
l'auteur
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Murray écrit: « Je me présente comme un pionnier, explorateur (…). " ( page 17 ). Il exprime un peu plus loin sa détermination pour "éviter les sentiers battus et les itinéraires obligés, fréquentés par les touristes à la mode (…). » |
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b- Nos hypothèses
De notre côté, nous avons émis des hypothèses quant aux motivations
qui l'auraient poussé à partir.
D'une part, nous avons vu en histoire - géographie, qu'à cette époque
la Grande- Bretagne (première puissance mondiale) était en pleine révolution
industrielle.
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Par là même, les échanges avec les autres pays ont commencé à se développer, les moyens de transports (train, bateaux), aussi. |
L'écosse s'ouvre ainsi sur le monde. Le contexte national est donc
un facteur qui peut entrer en compte quant à ses motivations.
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D'autre part, en Français, avec l'étude du siècle des Lumières (XVIIIe siècle), nous avons appris que déjà au siècle précédent des voyageurs animés d'un souci d'objectivité avaient parcouru L'Europe et avaient comparé ainsi différentes sociétés. |
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De plus, notre professeur d'Anglais nous a aussi expliqué qu'il
était de tradition anglaise de partir après les études pour découvrir le
monde; cela s'appelait le "Grand Tour".
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Enfin, il est bien évident aussi que nous ne pouvons écarté d'éventuelles raisons mercantiles. Murray n'avait-il pas aussi l'intention de gagner de l'argent. ? |
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D'ailleurs, il va écrire un livre, son récit de voyage. Seul souci alors de rendre compte d'une réalité bien peu connue, de faire connaître le Pays ? Ou volonté aussi de laisser une trace ? Ou peut-être même désir de gagner de l'argent à travers la vente de son ouvrage ? |
IIº) MURRAY ET SON TEXTE: UN RECIT DE VOYAGES ?
C'est Chateaubriand qui définissait le voyageur comme « une
espèce d'historien » qui « ne doit rien inventer ».
Il établissait ainsi une différence nette entre le récit de voyage et le récit
de fiction. Pourtant, nous sommes amenés à nous demander si la distinction
entre les deux est toujours aussi franche? De même, le regard posé par Murray
sur le pays visité est-il toujours animé d'un souci d'objectivité, ou est-il
teinté aussi d'un soupçon de subjectivité?
1 - Un voyageur transformé en héros: l'explorateur
Murray.
James Murray a bien organisé son "scénario". Nous le suivons
pas à pas. Dès son arrivée en Andorre, le voilà, lui et ses compagnons,
confrontés à un groupe de Carlistes. Tous les détails nous sont donnés:
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-« Je n'avais pas moins de deux paires de pistolets sur moi (…). » (page 95) |
-« L'affaire semblait sérieuse et mes compagnons amorcèrent leurs fusils. » (page 95) |
- « Lorsqu'ils s'approchèrent de nous, nous vîmes que
seulement six d'entre eux avaient un fusil, les autres n'avaient probablement
d'autre arme qu'un couteau, arme dont un Espagnol ne se démunit jamais (…).»
(page 95)
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Nous voilà plongés au sein d'un vrai film ou roman d'aventures ! Il
joue avec des mots se rapportant au danger. Notons à ce propos le recours au
champs lexical du mot "arme": « fusils »,
« couteaux », « armes », « pistolets ».
De même, n'oublions pas la rencontre de notre "héros"
avec le groupe de contrebandiers avant son départ des Escaldes!
« Une douzaines d'intrus avaient pris possession de nos
quartiers » (page 111) ; « Hélas, il n'y avait ni sonnette ni
garçon d'hôtel à appeler pour lui ordonner d'un ton indigné, très à l'anglaise,
de faire déguerpir les dormeurs. » (page 111) ; « L´un
d´entre eux en particulier brandit son couteau (…) » (page 114) ;
« Il comptait l´enfoncer dans le corps misérable dont il voulait se
venger (…) » (page 114).
Mais heureusement, Murray est toujours là !
Prêt à intervenir ! Prêt à sauver ses compagnons et se tirer
d’affaire !
« Mais comme j'avais bien conscience qu'il suffisait d'examiner le verrou pour que
cette excuse devînt difficile à avaler » (page 114) ; « (…)
je lui dis donc de les
libérer » (p.113).
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Comme nous pouvons le voir à travers ces exemples, Murray veut montrer au lecteur les dangers auxquels il a été confrontés, l’atmosphère dangereuse qui régnait. C'est lui qui prend les décisions, il se met en avant, c'est lui qui décide. Grâce à lui son groupe s’en sortira. C’est le héros de son récit. Nous pouvons donc nous demander dans quelle mesure sa description correspond à la réalité ? |
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2º) Des extraits plagiés ?
Quand James Murray nous parle de sa rencontre avec l’Andorran
érudit ( page 123 ), il nous donne des informations très précises sur la
politique, la société Andorrane. J.P DARRAU écrit à ce propos (en notes de bas
de pages), qu'on trouve les mêmes observations dans le livre " France
Pittoresque " d 'ALBERT HUGO.
Nous nous sommes donc poser la question suivante : Dans quel but
Murray aurait-il plagié?
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Emettons deux hypothèses : d'une part, dans le but de bien vendre son livre, d'autre part dans le but de se faire passer pour quelqu'un ayant beaucoup de connaissances sur Andorre. |
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III - CONCLUSION
En définitive, subjectivité ou objectivité de la part de J.
Murray ?
Probablement subjectif dans sa description des faits relatés, quand
son personnage prend une importance qu’il a sans doute exagérée.
Plus objectif par contre quand il nous parle de sa rencontre avec
le groupe de Carlistes puisque nous avons vu (cf. § - Le Carlisme) qu’à cette
époque Andorre vivait indirectement les conflits carlistes espagnols.
Il est vrai maintenant qu’il nous est difficile d’affirmer
exactement où se situe précisément la frontière entre l’objectivité et la
subjectivité de Murray. Toujours est-il que les termes employés (cf. analyse
précédente) nous poussent à penser que son personnage a souvent pris une
importance qui en réalité ne devait pas exister.
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