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 I- HAL
II- Les ordinateurs inspirés de H.A.L. ou qui ont inspiré H.A.L
III- Les échecs des supermachines
I- H.AL.

       Le nom HAL apparaît pour la première fois dans le livre d'Arthur C. Clarke et le film de Stanley Kubrick "2001 Odyssée de l’espace " ( en V.O - dans la version française, il s'appelle Carl ). HAL, un super ordinateur est " le cerveau " du vaisseau spatial envoyé vers Jupiter.
Dans le film, il se présente ainsi : " Je suis HAL-9000, l’ordinateur de Génération n°3. Je suis devenu opérationnel dans l’usine H.A.L d’Urbana, Illinois, le 12 janvier 1997 " Ainsi, nous pouvons faire remonter la naissance de H.A.L à 3 ans avant l’An 2000 à Urbana Champaign, université d’Illinois .
Beaucoup de détails du film peuvent paraître insignifiants mais ils ont une grande importance pour retrouver les vraies racines de HAL. Remarquons que si l’on remplace chaque lettre du nom H.A.L par la lettre qui suit dans l’alphabet , nous obtenons:


A

B

C

D

E

F

G

H

...

L

M

B

C

D

E

F

G

H

I

...

M

 

les lettres IBM.

Oui, …Big Blue, a apporté un très gros soutien à Kubrick pour simuler l’un des ordinateurs les plus puissants que l’homme ait jamais créé.

Il paraîtrait, aussi, que la réelle signification de l’acronyme H.A.L. serait Heuristically Algorithmic Computer...soit ordinateur à démarche algorithmique procédant par l’approche progressive d’un problème donné. C’est un peu long! Appelons-le HAL.

  • Revenons sur le lieu de naissance de HAL:

George Mc Vittie, qui était le tuteur de Arthur C. Clarke (Biographie) au King’s College de Londres, quitta l’Angleterre pour devenir le patron du Département d’Astronomie de l’Université d’Illinois jusqu’en 1972.

Pendant une cinquantaine d’années, l’Université d’Illinois a été l’un des centres les plus importants et plus anciens de recherche sur l’informatique.

Arthur C. Clarke n'a, sans doute, pas choisi l'Université d’Illinois à Urbana Champaign par hasard.

Urbana, dans l'Etat d'Illinois

L’envie de voir le superordinateur imaginé par Arthur C. Clarke devenir réalité était telle que l’université d’Illinois a décidé de fêter son anniversaire .Cette fête a été célébrée comme un événement capital.(la cyber-fête). Des spécialistes du hardware et du software ont permis de donner corps un rêve qui n’existait que sur le papier ou la pellicule. Cette action a duré toute une semaine et pour l’occasion le campus a mobilisé toutes les personnes qui avaient participé depuis des années entretenir le mythe de H.A.L.

HAL a inspiré de nombreux scientifiques qui ont, à leur tour, créé des machines de plus en plus performantes.

 

II- Les ordinateurs inspirés de H.A.L. ou qui ont inspiré H.A.L

H.A.L. n'a jamais existé mais beaucoup d'ordinateurs lui ressemblant ont vu le jour.

L'un des premiers est le CDC 7600 ordinateur scientifique de 3 génération, supercalculateur construit par Control Data Corporation au début des années 70. La précision de " 3 génération " nous rappelle H.A.L. qui était lui aussi un ordinateur de cette catégorie. Mais le CDC 7600 était moins puissant que H.A.L. qui pouvait faire bien plus que des calculs; HAL sait aussi souffrir (Le comportement humain des ordinateurs)...

Il faudra attendre en 1988 pour que la Cray Research construise le Cray II, beaucoup plus rapide que son prédecesseur le Cray Y-MP.

Avec l’aide de Silicon Graphics, la Cray Research a beaucoup développé ses ordinateurs et pas seulement dans le domaine du calcul. Ces superordinateurs furent d'une grande importance pour l’Aéronautique et pour la Conquête Spatiale (Cray J-90).

Le concepteur de l'architecture de ces ordinateurs Seymour Cray fut déclaré aux Etats-Unis "ressource nationale".
La météorologie est un domaine où les supercalculateurs sont également très utilisés. Le Fujitsu VPP-700-E, avec ses vingt-six processeurs travaillant en parallèle , à pleine puissance l'été 1999, est vingt fois plus performant que son prédécesseur le Cray C-98 ( Science et Vie juin 98).

Mais, aucun n'est aussi puissant que le mythique HAL.
Ces superordinateurs ou les programmes qui les contrôlent ne sont cependant pas sans défaillance, n'est ce pas HAL?

 

III- Les échecs des supermachines

L’utilisation des ordinateurs dans l’aéronautique à permis d’améliorer le pilotage des appareils aériens dans de mauvaises conditions météorologiques (pilotage sans visibilité). Mais parfois un dysfonctionnement logiciel ou matériel a entraîné des accidents mortels pour les passagers ou les pilotes, sans compter les dégâts matériels.

L’un des échecs les plus récents est celui d’Ariane V qui lors de son lancement dévia de sa trajectoire. Le 4 juin 1996, après 39 secondes de vol, la fusée explose à une altitude de 3700m. De nombreux composants sont embarqués en double en cas de panne, mais dans ce cas cela n’a servi à rien. Une commission d’enquête a établi que les systèmes de référence inertielle (SRI) sont à l’origine de la destruction d’Ariane V. L’une des parties du logiciel du SRI chargée d'orienter convenablement la fusée, a donné une valeur trop importante, car cette dernière codée en 64 bits n’a pu être convertie en 16 bits par le SRI. Cela a provoqué une erreur contre lequel le programme n’était pas protégé. A cet instant, le calculateur a tenté de passer sur le SRI de secours ,mais, le problème était le même. Le calculateur a alors reçut des informations de SRI dans le mauvais profil de bit et a " pensé " que la trajectoire de vol était alors incorrecte. Le calculateur a, alors, établi une trajectoire telle que la destruction était inévitable...On a évalué à dix-sept milliards de francs le coût de cet échec (Calculer en euros...)


Sources:
Cyber fête
2001 MGM
La Recherche
Cray
  Encyclopédie Universalis
The 2001 Internet Ressource Archive
Talk with HAL !
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