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Activités aquatiques et natation à l’école Recommandations
fondées sur les textes françaisº et les textes andorrans*.
Activités aquatiques et natation à l’école En l’absence de législation andorrane spécifique en natation scolaire, voici les recommandations fondées sur les textes françaisº et les textes andorrans*. Les activités aquatiques et la natation sont partie intégrante de l’enseignement de l’éducation physique et sportive à l’école, au collège et au lycée. Il convient également de favoriser la continuité des apprentissages qui, de l’école primaire au collège puis au lycée, visent à assurer la construction, par tous les élèves, des compétences indispensables à la maîtrise de leur sécurité. 1/ LES OBJECTIFS ET COMPETENCES ATTENDUES A L’ECOLE Les activités aquatiques et la natation contribuent à l’éducation globale de l’enfant et visent à lui faire acquérir des compétences spécifiques, définies par les nouveaux programmes, qui seront ensuite approfondies au collège. Le choix de cette activité, comme des autres, relève de la responsabilité de l’équipe pédagogique de l’école. L’importance de la sécurité que procure la maîtrise du mouvement dans le milieu aquatique doit cependant conduire les équipes à privilégier ce choix aussi souvent que le milieu environnant le permet, sans que la natation puisse être considérée comme le seul moyen d’éducation physique et sportive. C’est ainsi qu’elle trouve sa place dans un projet d’ensemble qui concerne les cycles 2 et 3 de l’école primaire, sans exclure, lorsque les conditions s’y prêtent, l’école maternelle et plus spécialement la grande section. Les enseignements seront organisés, comme prévu par les programmes, en modules et, en fin d’école élémentaire, les élèves devront avoir acquis les savoir-faire correspondant aux compétences attendues, définies par les programmes, consistant à parcourir environ 15 m en eau profonde, sans brassière et sans appui. Toutefois, lorsque les conditions locales permettent d’aller au-delà, on visera pour les élèves ayant atteint ces compétences du cycle 3, le niveau d’autonomie caractérisant le " savoir-nager " tel qu’il est défini dans les programmes d’enseignement du collège. Plusieurs tests existent pour caractériser ce niveau de compétence. A titre d’exemple, on peut citer l’enchaînement suivant : un plongeon suivi d’un parcours de 50 m de nage, en grande profondeur, sans reprise d’appui, déplacements effectués alternativement en position dorsale et ventrale (10 mètres au moins devront être parcourus dans chaque position) suivi d’un maintien sur place de 10 secondes et de la recherche d’un objet immergé à 2 m de profondeur environ. 2/ L’ENCADREMENT ET LA QUALIFICATION DES PERSONNELS : A – Qualification de l’encadrement Dans le premier degré, l’encadrement est assuré par l’enseignant de la classe ou, à défaut l’enseignant qui, dans le cadre de l’organisation du service, assure l’encadrement des séances de natation. Il participe effectivement à l’enseignement, de préférence en prenant en charge un groupe de travail. L’encadrement peut être également assuré par des professionnels qualifiés, ainsi que par des intervenants bénévoles qui contribuent efficacement, par leur aide, à la mise en oeuvre de cet enseignement. Les professionnels sont des éducateurs sportifs dont la qualification est attestée par l’entité responsable de la piscine. Aux bénévoles qui participent aux activités de natation, il est délivré par l’Inspecteur d’académie, Délégué à l’Enseignement français, une attestation des compétences requises dans ce domaine. A l’école maternelle, dans le cadre de leur statut, les collaborateurs éducatifs peuvent être associés à l’organisation des séances de natation. Ils ne sont pas soumis à l’agrément de la Délégation. B – Taux d’encadrement Avec la qualification des personnels, le taux d’encadrement conditionne la qualité de l’enseignement et la sécurité des élèves. Ce taux est à prévoir sur les bases suivantes : - en maternelle, 3 adultes qualifiés pour une classe - en élémentaire, 2 adultes qualifiés pour une classe - dans les classes multicours qui comprennent des élèves de grande section, il y aura lieu d’appliquer le taux d’encadrement prévu pour l’école maternelle. Toutefois, dans le cas où l’effectif total de la classe est inférieur à 20 élèves, l’encadrement sera alors limité à 2 adultes qualifiés. 3/ LA SURVEILLANCE ET LA SÉCURITÉ A - La surveillance Le cadre général de la surveillance des établissements de bains est défini par le règlement andorran des piscines. Dans le cadre scolaire, cette surveillance est obligatoire pendant toute la durée de la présence des classes dans le bassin et sur les plages. Elle est assurée par du personnel titulaire d’une formation reconnue en secourisme aquatique ( article 55 ). Ce personnel est exclusivement affecté à cette tâche et, par conséquent, ne peut simultanément remplir une mission d’enseignement. L’article 53 précise que pour les bassins de plus de 200m2 il faut un maître nageur sauveteur. Pour les bassins compris entre 500 et 1000m2 il faut deux maîtres nageur sauveteur. B – La sécurité est active et permanente La sécurité ne tient pas uniquement aux conditions externes de surveillance. Si elles sont indispensables, celles-ci ne suffisent pas pour engager sous une forme active l’éducation à la sécurité. Aussi les enseignants veilleront à mettre en place des procédures de travail propres à limiter les risques et à en faire prendre conscience aux élèves, notamment à travers : - les modalités de travail, associant le plus souvent deux élèves afin que chacun porte attention à son partenaire ; - le balisage des espaces de travail de chaque groupe ; - les entrées et les sorties ordonnées du bassin ; - le déplacement sur les plages et dans les espaces de circulation. Toutes les formes d’organisation doivent respecter la même exigence de sécurité avec une vigilance renforcée pour les modifications de tâche qui constituent un facteur potentiel d’accident. C’est ainsi que des activités de réinvestissement, généralement organisées en fin de séance, nécessitent un niveau accru d’attention. De plus, le comptage régulier des élèves ainsi que les signes éventuels de fatigue feront l’objet d’une attention toute particulière de la part de l’enseignant responsable du groupe. C – L’ assurance Les enfants doivent avoir une assurance pour cette activité (*Article 40 : Dans le cas de sorties scolaires organisées ou autorisées par l’établissement, il faudra respecter les dispositions établies dans le présent règlement. Article 41 : Quel que soit le cas il faut respecter les dispositions relatives aux autorisations, au contrat d’assurances, au transport et à la participation financière des familles.) D – Le déplacement *Article 43 :Dans le cas de sorties à pied dans des lieux proches de l’établissement il faut pour les élèves de maternelle 2 accompagnateurs pour 25 élèves ; pour l’école élémentaire 1 accompagnateur pour 25 élèves. Cependant, chaque fois que cela est possible deux accompagnateurs doivent être présents. Par ailleurs le temps des déplacements (aller et retour) pour réaliser les activités qui motivent la sortie ne peut dépasser le quart du temps consacré à l’activité. En aucun cas le temps consacré au déplacement (aller et retour) ne peut être supérieur à 20 minutes. Article 42 : Pour les sorties sur le territoire national, l’autorisation doit être donnée par le directeur de l’établissement à la demande de l’équipe enseignante, après vérification des points suivants :
a) un accompagnateur pour 8 élèves de maternelle ou fraction b) un accompagnateur pour 13 élèves d’élémentaire ou fraction 4/ LES CONDITIONS MATÉRIELLES A – Température et confort La sensation de confort thermique pour les participants aux activités d’enseignement est essentielle au bon déroulement des activités d’enseignement. Les piscines sont soumises au règlement andorran*. B – Surface utile et fréquentation du bassin Pendant toute la durée des premiers apprentissages, l’occupation du bassin doit être calculée à raison de 5 m² de plan d’eau par élève présent dans l’eau. L’utilisation d’un matériel pédagogique adapté (tapis, cerceaux, cage par exemple), permettant notamment de diversifier les situations pédagogiques, sera recherchée afin d’améliorer l’efficacité des apprentissages. Dès que le niveau d’autonomie correspondant au " savoir-nager " sera atteint par tous les élèves de la classe ou du groupe, il sera nécessaire de prévoir une surface de 7 m² de plan d’eau par élève. 5/ LES DOCUMENTS 1/ Le projet en natation avec les intervenants qualifiés:
2/ L’attestation en natation avec les parents bénévoles qui exercent sous la responsabilité du maître, qui ne peut prendre tout seul de groupe:
3/ Le Test pour la pratique des sports Nautiques autorisés
º textes français :circulaire nº2004-139 du 13 juillet 2004 * textes andorrans :BOPA nº22-Any8-27/3/1996 : Reglament de piscines d’ús collectiun - BOPA nº59-Any14-7/8/2002 : Reglament de modificació del reglament de seguretat a les escoles Mr C.Larbaut Délégué à l’enseignement français En Andorre
ATTESTATION
de parents bénévoles pour les activités aquatiques et de
natation à l’école
LE PROJET
pour les activités aquatiques et de natation à l’école
Test
pour la pratique des Sports Nautiques autorisés
Test du savoir
nager en fin d'école élémentaire
Quelques conseils pour rechercher les conditions idéales pour l’apprentissage des enfants. L’enseignement des activités aquatiques doit englober l’acquisition de compétences motrices dans une continuité. Les références que nous avons sont les 17 repères et les " caballets ". Attention, le fait d’appliquer à la lettre ces évolutions nous mènent souvent à adopter une pédagogie fermée, dirigiste qui oublie certains aspects ( cognitifs, affectifs, …) qui " bloquent" l’évolution de l’enfant et sa sécurité. Une pédagogie par aménagement du milieu semble la plus adéquate mais il faut une parfaite harmonisation des enseignants et des moniteurs au niveau des contenus ( quels aménagements pour quelle période ?, quelle évaluation ?, quelle restructuration ?,… ) ainsi qu’au niveau matériel ( aménager et ranger les circuits aquatiques). Les jeux : ne confondons pas jeu = situation d’apprentissage et jeu = moment de récréation ou de défouloir car c’est à ce moment que les accidents se produisent. Soyez clairs entre collègues ou avec les moniteurs . Ces situations déclenchent souvent des jalousies du type : les uns jouent, les autres travaillent : tous les enfants s’adaptent au milieu aquatique sous des formes jouées. Si vous adaptez des jeux en milieu aquatique, essayez de les faire vivre avant. Une nouvelle consigne, un rôle déterminé dans une équipe est une compétence complexe à atteindre pour de nombreux élèves en milieu terrestre. En milieu aquatique, le premier réflexe de l’élève sera sa sécurité, sa survie. C’est une excellente transition entre les jeux collectifs ou les jeux de tradition et les activités aquatiques. Quel groupe prendre ? Si le projet est connu par tous, il n’y a pas de problème puisqu’il y a eu négociation. Si vous avez un groupe de bons nageurs et que vous pensez que le moniteur est plus qualifié techniquement n’hésitez pas. Par contre avant la première séance il faut connaître le niveau des enfants : une évaluation connue dans les piscines en Andorre nous permet une première approche ainsi que l’évaluation de l’année antérieure. Les enfants doivent connaître le projet : surtout les débutants. Il y a un travail en amont : règlement, consignes, vocabulaire spécifique,…. Rassurez l’enfant qui a peur. La durée : des séances de 30 à 35 minutes effectives. Patrick Morlaès |